l’exposition Tom Thomson
du Musée des beaux-arts de l’ontario
ouvre ses portes à l’Ermitage
Le 10 septembre 2004
Le Musée des beaux-arts de l’Ontario a pris l’initiative de mettre sur pied la première exposition d’un artiste canadien dans l’un des plus prestigieux musées d’art du monde : l’Ermitage, à Saint-Pétersbourg, en Russie. Ainsi, à l’automne 2004, soixante œuvres du célèbre artiste canadien Tom Thomson seront envoyées à l’Ermitage en vue de la présentation d’une exposition sans précédent.
Cette première exposition solo de Tom Thomson à l’extérieur du Canada introduira le public russe à l’art des grands paysages canadiens, que le peintre a su illustrer de façon si magistrale. L’exposition sera à l’affiche du 10 septembre au 8 novembre 2004. (Veuillez noter que les dates données dans le Hermitage Magazine sont inexactes.)
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Le
vent d’ouest |
| 2 Bulletin | Volume V, No 3 |
la
section de Montréal
vous invite à un déjeuner
suivi d’une conférence
« Les russes en émergence
»
par mme Heidi Hollinger, photographe
L’Association des bénévoles du Musée des beaux-arts
de Montréal et les Amis canadiens de l’Ermitage
organisent un repas suivi d’une conférence,
le mercredi 22 septembre 2004,
au pavillon Michal et Renata Hornstein
du Musée des beaux-arts de Montréal,
1379, rue Sherbrooke Ouest, à Montréal.
Déjeuner russe
dans la Salle des miroirs,
à midi,
puis présentation à 13 h 45
dans l’amphithéâtre Maxwell Cummings,
par la conférencière invitée,
Mme Heidi Hollinger, photographe.
Billets : 75 $ par personne.
Renseignements : (514) 842-7436.
Réalisation qui est un véritable tour force, Mme Heidi Hollinger a su exprimer dans ses photos l’âme des Russes, en pleine adaptation à leurs nouvelles libertés. Elle montre, dans des portraits à la fois sympathiques et évocateurs, comment certains Russes « en émergence » savourent les nouvelles possibilités qui leur sont offertes tandis que d’autres, parmi leurs concitoyens, s’accrochent au passé et essaient de survivre dans un monde en pleine mutation. Montréalaise d’origine, Mme Heidi Hollinger a passé près de dix ans en Russie et fait paraître cinq livres de photographie au Canada, aux États-Unis et en Russie. Elle a tenu des séances de photo avec de grands leaders [de ce monde], dont Vladimir Poutine, Mikhaïl Gorbatchev, Fidel Castro, Jean Chrétien, Paul Martin et le dalaï-lama. Elle collabore comme photograhe à des publications d’envergure comme The New York Times Magazine, Time, l’Officiel et The Globe and Mail. Revenue s’installer à Montréal il y a trois ans, Mme Hollinger a ouvert dernièrement un studio de photo rue Sherbrooke, à Westmount.
Pour plus de renseignements : www.heidihollinger.com
| 3 Bulletin | Volume V, No 3 |
Les Amis canadiens de
l’Ermitage
et l’orchestre symphonique d’ottawa
vous invitent à
une soirée russe
La saison 2004-2005 de l’Orchestre
symphonique d’Ottawa (OSO) débute le lundi 4 octobre 2004,
à 20 h, au Centre national des Arts, avec un hommage à
Saint-Pétersbourg.
L’OSO, qui a pour directeur musical M. David Currie, interprétera des chefs-d’œuvre de trois compositeurs russes. Le programme commence par des extraits de L’amour des trois oranges de Prokofiev et se poursuit avec une œuvre néoclassique de Stravinski, la Symphonie en do, puis l’incomparable Symphonie no 5 de Chostakovitch.
Le concert est présenté sous le patronage de M. Georgiy Mamedov, ambassadeur de la Fédération de Russie.
Après le concert, les spectateurs sont invités à Une soirée russe, réception bénéfice au profit de l’OSO. (Coût des billets : 30 $.) Les invités à la réception auront l’occasion de rencontrer l’ambassadeur, M. Mamedov, ainsi que le chef d’orchestre, M. David Currie.
Le concert « Saint-Pétersbourg » est organisé en partenariat avec les Amis canadiens de l’Ermitage. Avant le concert, le jeudi 9 septembre, les Amis présentent une conférence sur la vie et l’époque de Chostakovitch, donnée par le professeur Alan Gillmor.
Cette conférence fait partie d’une série de six
conférences organisées par les Amis à l’automne
2004. (Voir le dépliant inséré dans le Hermitage
Magazine.)
Le concert « Saint-Pétersbourg » est le premier d’une série de cinq concerts de l’OSO, offerts en abonnement et comprenant des œuvres remarquables telles que la Symphonie inachevée de Schubert, la Symphonie op. 21 de Webern et la Symphonie no 3 d’Elgar, complétée par Anthony Payne. Le superbe Requiem de Berlioz conclura la série de concerts.
On peut se procurer des billets offerts en abonnement par l’OSO, auprès du responsable de la billetterie de l’OSO, par téléphone au (613) 231-2561 ou par télécopieur au (613) 231-3610. Pour ce qui est des billets du concert et de la réception du 4 octobre, on peut les obtenir auprès du responsable de la billetterie de l’OSO (par télécopieur seulement), de la billetterie du Centre national des arts ou de Ticketmaster, deux mois avant le concert.
Par ailleurs, les conférences des Amis seront données à l’Université Carleton, dans la salle 124 de la résidence Leeds. Vous pouvez vous procurer le dépliant de la série de conférences en communiquant avec les Amis canadiens de l’Ermitage par téléphone au (613) 236-1116, par télécopieur au (613) 236-6570 ou par courriel à amis@amis-ermitage.ca.
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la section de
Toronto
Les séries de conférences de
2004-2005
« L’Ermitage, Catherine II et le siècle
des lumières »
Histoire de l’art, philosophie et musique néoclassique à la
cour de la Grande Catherine
La section de Toronto est heureuse d’annoncer deux nouvelles séries de conférences intitulées « L’Ermitage, Catherine II et le siècle des lumières », et données à l’automne 2004 et au printemps 2005. Ces conférences, des plus stimulantes, prépareront à bien profiter de l’exposition liée à la Grande Catherine, provenant l’Ermitage, à Saint-Pétersbourg, en Russie, et présentée au Musée des beaux-arts de l’Ontario à partir de septembre 2005. Vu la popularité des conférences l’an dernier, nous vous suggérons de réserver votre place dès que possible.
| Mardi 28 septembre 2004 19 h |
M. Kenneth R. Bartlett, Ph.D. Professeur d’histoire et d’études de la Renaissance, et directeur de l’Office of Teaching Advancement de l’Univeristé de Toronto | The Classical Ideal from the Renaissance to the Eighteenth Century (L’idéal classique de la Renaissance jusqu’au XVIIIe siècle) |
| Mardi 19 octobre 2004 19 h |
M. Kenneth R. Bartlett, Ph.D. | The Age of Enlightenment (L’âge des lumières) |
| Mardi 2 novembre 2004 19 h |
M. Naimh O’Laoghaire, Ph.D. Directeur, University Art Centre | Neo-Classical Painting and the Court of Catherine II (La peinture néoclassique et la cour de Catherine II) |
| Mardi 30 novembre 2004 19 h |
M. Peter Kaellgren, Ph.D. Conservateur des arts décoratifs, Département de la culture et de l’art occidentaux, Musée des beaux-arts de l’Ontario | Taste in the Age of Enlightenment (L’âge des lumières et sa panoplie de goûts) |
| Mardi 1er février 2005 19 h |
M. David Wistow, M.A. Agent éducatif, Département de l’art européen, Musée des beaux-arts de l’Ontario | Catherine the Great — A Passion for Building (La Grande Catherine, une « bâtisseuse » passionnée) |
| Mardi 1er mars 2005 19 h |
M. Robert E. Johnson, Ph.D. Professeur d’histoire et ancien président du Centre d’études russes et est-européennes à l’Université de Toronto | Catherine II: Myth, Symbol, Ruler? (Catherine II : mythe, symbole ou souveraine?) |
| Mardi 29 mars 2005 19 h |
Peter Kaellgren, Ph.D. | Dinner Services at the Court of Catherine the Great (Les services à dîner à la cour de la Grande Catherine) |
| Mardi 19 avril 2005 19 h |
M. Rick Phillips, maîtrise en musique Enseignant de musique classique, écrivain et personnalité de la radio | Music at the Court of Catherine the Great (La musique à la cour de la Grande Catherine) |
Toutes les conférences sont présentées
à la Women’s Art Association Gallery
située au 23, avenue Prince Arthur, à Toronto.
Participation aux deux séries : membres, 140 $; non-membres : 160 $.
Série de 2004 seulement : membres, 75 $; non-membres : 85 $.
Série de 2005 seulement : membres, 75 $; non-membres : 85 $.
Prière de libeller votre chèque aux Amis canadiens de
l’Ermitage, 50, rue Baldwin, Toronto (Ontario) M5T 1L4.
Téléphone : (416) 979-0932. Courriel : toronto@hermitagemuseum.ca.
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Voyages en train dans l’est de la
Sibérie
Une aventure en plusieurs épisodes, relatée par
Nancy Scarth
Pour ceux qui voyagent pour le plaisir du parcours autant que pour la destination, le Transsibérien russe est depuis longtemps une expérience mythique à vivre. C’est le plus long chemin de fer continu du monde : chaque tronçon permet de réaliser un trajet épique de quelque 10 000 kilomètres (près de 6 000 milles), sur plus du tiers du globe! Depuis ses débuts pratiquement, le Transsibérien fait parcourir dans un mouvement incessant, durant sept jours ou plus, les vastes étendues de la Russie. Le plaisir de ce voyage est, en bonne partie et tout simplement, celui de regarder le temps passer et de voir les paysages se dérouler sous nos yeux. Mais, la plupart des voyageurs trouvent que ce sont les interactions avec les autres passagers — des Russes et des touristes — qui font du Transsibérien une expérience inoubliable. De nos jours, les restrictions imposées aux voyageurs étant beaucoup moindres, le trajet en train peut devenir le cœur d’un séjour très varié. Ainsi, les passagers peuvent s’arrêter dans plusieurs villes russes, le long du parcours, depuis Iaroslavl, port historique de la Volga, jusqu’à Irkoutsk et la panoramique région du lac Baïkal.
Nous avons beaucoup de chance : une des membres fondatrices, Mme Nancy Scarth, qui a voyagé fréquemment en Russie et est retournée plusieurs fois en Sibérie, partagera ici avec nous son journal de voyage.
Le captivant récit de Nancy sera publié en différents épisodes dans les prochains numéros du Bulletin.
Août 1998
En 1995, durant un voyage d’un mois en Russie et au Kirghizstan, mon mari, Lloyd, et moi-même avons pris part à deux programmes de séjour à domicile, dont l’un à Irkoutsk, capitale de la Sibérie orientale. Notre hôtesse était Elvira Nikolaevna Yaskoya, âgée de 60 ans et professeure de mathématiques à l’Institut d’énergie d’Irkoutsk (une université). Nous sommes devenues si bonnes amies durant ma visite de six jours, qu’elle m’invita à retourner chez elle afin d’explorer davantage la région, fascinante sur les plans écologique et historique. Comme j’adore les trains, l’occasion de voyager sur le plus long chemin de fer du monde m’enthousiasmait : le Transsibérien traverse la Russie, depuis Moscou jusqu’à Vladivostock, sur le Pacifique, soit une distance de 9 289 km. J’ai décidé de passer par le Pacifique pour voir un nouveau territoire. J’ai pu trouver un vol à coût raisonnable jusqu’à Seattle (Air Canada), puis, grâce aux circuits hebdomadaires d’Alaskan Airways, jusqu’à Anchorage, Magadan et enfin Khabarovsk, située à 8 521 km, sur le Transsibérien. Irkoutsk étant à 5 185 km, je voyagerais 3 336 km en train (environ la distance entre Ottawa et Edmonton), donc trois jours et deux nuits. Le texte qui suit est mon récit de voyage.
Le samedi 8 août : en route
Ma nuit à Seattle dans un hôtel bon marché (Howard Johnson Motel) me prépare à tout en Russie : intérieur minable mais propre, moquette tachée, fenêtres sales dont le calfeutrage par endroits a été remplacé par du papier journal, lampes qui ne fonctionnent pas toutes et climatiseur défectueux. Et la télé? Je n’essaie même pas de l’ouvrir. Puis, le bouchon du lavabo a disparu (mais j’ai apporté un bouchon universel). Par contre, j’aime bien la douche, avec ses contrôles à l’ancienne. Quoi qu’il en soit, je passe une bonne nuit dans le lit confortable, et le petit-déjeuner est bon de même que le service de navette pour me rendre à l’aéroport. Tout comme en Russie, l’essentiel y est, mais sans plus!
Notre avion d’Alaska Airways est un MD-80 pour 140 passagers. Les sièges sont très confortables et la cabine, bien pressurisée. Nous devons faire un arrêt imprévu à Sitka : un homme d’affaires âgé, en route pour Vladivostock, a fait une crise épileptique, mais le temps que le personnel médical arrive à bord, l’homme s’est remis suffisamment pour pouvoir monter lui-même sur la civière. Lorsque nous décollons, je jette un bon coup d’œil sur la petite piste d’atterrissage et je comprends alors pourquoi la descente et le décollage se sont faits dans une telle précipitation! Nous accusons un retard d’une heure à Anchorage, mais rattrapons ensuite la moitié du temps perdu.
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Magadan, qui a l’une des pires réputations de tous les goulags soviétiques, est un endroit spectaculaire où atterrir comme touriste : après avoir traversé les montagnes environnantes, les rivières alimentées par des glaciers et de larges lits de rivière sablonneux ou graveleux dessinent d’impressionnants motifs au milieu d’une large vallée fertile. L’économie de la ville, fondée sur la défense, est maintenant chancelante. Cependant, une petite industrie touristique arrive à fleurir grâce essentiellement aux chasseurs (ours, moutons à grandes cornes) et pêcheurs américains.
Cette voie aérienne est aussi empruntée par des travailleurs de divers groupes religieux : par exemple six baptistes du Sud qui passeront deux semaines à l’île Sakhaline pour donner un coup de main à leur mission là-bas, ou encore deux mormons qui retournent aux É.-U. après deux ans à Vladivostock.
Le samedi 9 août : Khabarovsk
Nous atterrissons à 20 h, après avoir traversé la ligne de changement de date. Je suis accueillie par Lena Grob, amie d’Elvira et ingénieure-hydraulicienne à l’Institut écologique. Divorcée, elle a élevé deux enfants seule. Sa fille, âgée de 29 ans, est infirmière. Elle est spécialisée en endoscopie, mais fera des études en pédiatrie, soit six ans de scolarité et deux ans d’internat. Elle a elle-même une fille d’environ six ans. Le fils de Lena vient d’obtenir son diplôme de l’Institut polytechnique.
La ville de Khabarovsk, qui compte 600 000 habitants, est située sur la rivière Amour qui coule en direction nord-est, d’ici jusqu’à l’océan Pacifique. Cet important cours d’eau de 4 300 km de long, à l’ouest de Khabarovsk, forme une frontière entre la Chine et la Russie sur presque toute sa longueur. Voilà qu’il fait chaud et lourd, et il y a du smog occasionné par des feux de forêt vers le nord. La piètre visibilité le long des passages bas de l’Amour a perturbé la circulation maritime. Nous prenons un taxi — une camionnette neuve japonaise — jusqu’à la gare ferroviaire où je laisse ma grosse valise dans un casier. À l’arrière de la porte du casier, cinq cadrans permettent de composer sa combinaison personnelle. Puis, nous continuons jusqu’à mon hôtel, la pension de famille de l’Institut d’économie local, qui compte une vingtaine de chambres et sert à la tenue de conférences et à l’hébergement d’« invités de marque ». Le coût de l’hébergement est de 30 $US plus 5 $ pour le petit-déjeuner au lieu des 120 $ demandés à l’hôtel Intourist. La chambre et la salle de bain, spacieuses et confortables, comprennent des équipements tels qu’une télé, une théière électrique et un petit réfrigérateur. Comme j’ai beaucoup mangé dans l’avion, je saute le souper, me contentant d’une soupe en sachet et de fruits secs — des prunes, bien sûr! Je vais me coucher tôt car je n’ai pas dormi dans l’avion.
Le lundi 10 août : Khabarovsk et le train
Le déjeuner, servi à 8 h 30, est épatant. Tamara, directrice de la pension, propriétaire d’une datcha, a apporté deux petits concombres, un poivron jaune, une tomate jaune et une tomate rouge, le tout disposé artistiquement sur une assiette et décoré de ciboulette et d’aneth. À cela s’ajoutent des tranches frites de kapochki (semblable à une courgette), des tranches de fromage, deux sortes de pain, des tranches de bacon de dos, des blinis (minces crêpes), de la confiture de groseilles maison, de la crème sûre, du thé à la menthe et du thé noir. Je mets de côté le pain, le fromage, les tomates et les concombres afin de les manger plus tard dans le train.
Les datchas ne se comparent pas vraiment aux maisons de villégiature occidentales. Certes, elles procurent aux citadins un coin de campagne et de l’air frais, près de la nature, mais, surtout, elles sont un endroit où jardiner et à partir duquel faire la collecte des champignons et de baies sauvages. Loin d’être de simples passe-temps pour les Russes, les datchas leur offrent le moyen de survivre durant les années de vache maigre et leur permettent de compléter leur régime alimentaire durant l’hiver. (Un rapport récent paru dans l’Ottawa Citizen précise que 80 p. 100 de la récolte de pommes de terre en Russie provient de petites exploitations.) Les gens cueillent aussi des champignons et des petits fruits afin de les vendre dans les marchés de rue des villes. Les Russes s’y connaissent très bien en techniques de conservation, en valeurs nutritives et en médicaments homéopathiques.
Les quartiers regroupant des datchas sont situés le long des voies ferrées qui mènent aux villes et sont desservis par de nombreux trains locaux (electrishkas). Ces quartiers sont habituellement aménagés autour de rues non asphaltées à angles droits, chaque maison étant construite sur un grand terrain entouré d’une clôture de bois. les datchas sont généralement occupées par leurs propriétaires, et la conception des maisons reflète non seulement le goût et les habiletés du propriétaire, mais aussi la disponibilité des matériaux au moment de la construction. Il y a beaucoup de petites serres et bon nombre d’installations pour saunas. Toutes les datchas sont munies d’un cabinet d’aisance, de conception traditionnelle, au pied du jardin. L’électricité est fournie et l’eau provient d’un puits local ou du robinet. Il peut y avoir des poulets, mais ce sont plutôt les résidents permanents qui possèdent des animaux d’élevage, par exemple des oies, une chèvre et une vache laitière. Dans certains des villages en périphérie de ces quartiers, on voit de petites fermes et d’anciennes maisons transformées en datchas.
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L’immeuble qui abrite l’Institut d’économie est le seul du complexe universitaire à avoir été achevé avant que l’argent ne commence à manquer après la glasnost. D’autres immeubles, à proximité, sont à moitié terminés et abandonnés.
Lena arrive à 9 h et nous prenons l’autobus vers le centre-ville où nous traversons la place principale et un immense parc riverain jusqu’à la rivière Amour. À cette hauteur, l’Amour fait 2,6 km de large et ses rives sont hautes et sablonneuses.
Le sol léger, le niveau phréatique élevé et les possibilités de tremblements de terre exigent des techniques de construction très particulières. J’ai remarqué, en venant de l’aéroport, des tuyaux isolés surélevés. Nous marchons sur la promenade qui longe la rivière, puis jusqu’à la plage où nombre de personnes prennent du soleil dans une chaleur suffocante — avec crème glacée, boissons gazeuses et musique. Je ramasse un galet pour ma collection.
Nous traversons à pied l’ancien quartier de la ville pour nous rendre à l’hôtel Intourist, un immeuble en hauteur, nouvellement construit. Nous passons y prendre mon billet de train que j’ai acheté au Canada au coût de 300 $US, aller seulement. Je m’attendais à ce que le prix soit majoré, mais je suis surprise de constater que le coût indiqué sur le billet correspond à 160 $ selon le taux de change en cours. Pour comparer les prix, on peut diviser les roubles par 6 pour obtenir le coût en $US, et par 4 pour les $CAN. (La crise monétaire ne me frappera qu’à la fin de mon séjour.)
Puis, nous faisons une assez longue marche le long du boulevard principal jusqu’à la gare en nous arrêtant au marché afin d’acheter quelques provisions pour mon voyage en train. Je reste à l’ombre et je constate que certains arbres ont l’air fanés.
| Deux grosses bouteilles de jus d’orange | 25 RBL |
| morceau de fromage | 10 RBL |
| 4 petits pains | 0,5 RBL |
| consignation de mes bagages | 10 RBL |
Mon train arrive à temps et je suis frappée du caractère chaleureux des rideaux blancs, à chaque fenêtre. Je suis bien sûr curieuse de voir ma couchette pour les prochains jours et de savoir qui seront mes voisins dans mon compartiment de classe touriste.
Il y a trois classes dans le Transsibérien rapide. En première classe, les compartiments (coupes) ont deux couchettes. Ils sont placés près du wagon-restaurant et sont décorés de rideaux et de moquette. Il n’y a habituellement que deux wagons de ce type dans un train de 15 à 20 wagons. En deuxième classe, les compartiments comptent deux couchettes supplémentaires superposées aux autres, et, en troisième classe, les compartiments donnent sur le couloir, les couchettes sont plus courtes, et il y a une rangée de couchettes sur la longueur, le long du wagon. Les wagons sont beaucoup plus larges que dans les autres pays parce que les voies ferrées sont plus espacées. Dans tous les compartiments, on trouve une table sous la fenêtre, de l’espace de rangement (au-dessus du corridor et sous les couchettes du bas), des lampes de lecture, des crochets et des étagères. Les couchettes sont en plastique ferme, et l’une d’elles est pourvue d’un matelas roulé, et d’un oreiller, d’une couverture, de draps, de taies d’oreiller et d’une serviette propres. À l’extrémité de chaque wagon il y a une toilette avec lavabo, pain de savon, prise pour le rasoir électrique et un panneau, en russe, correspondant au message bien connu : « Les passagers sont priés de ne pas actionner la chasse d’eau lorsque le train est en gare. »
À la tête de chaque wagon sont aménagés les quartiers du conducteur (provodnik). C’est lui qui prend les billets, ouvre les portes aux arrêts, s’assure que le grand samovar est toujours rempli d’eau bouillante, nettoie régulièrement le wagon, les compartiments et les toilettes, fournit des draps aux nouveaux arrivants et voit au bien-être de ses passagers — un service qui varie selon les bonnes dispositions du titulaire.
Mes deux voisins de compartiment montent aussi à bord à Khabarovsk : deux Japonais, étudiants universitaires à Tokyo, qui font un voyage touristique en train jusqu’à Moscou pour revenir par avion. Hero étudie le génie et Nari, la médecine. Ils parlent un peu anglais, mais pas du tout le russe. Ils sont très affables et nous faisons rapidement connaissance. Mon mini-album de photos de membres de ma famille, de ma maison, de mon jardin et de mes activités aident toujours à surmonter les barrières linguistiques.
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À peine sommes-nous installés que nous traversons l’Amour sur le plus long pont de la voie ferrée, achevé en 1916 avec la construction de la section est, entièrement russe, du chemin de fer. (La première ligne, terminée en 1901, traversait une partie de la Chine.) Un nouveau quai est en voie de construction pour les wagons. Pendant les quelques premières heures, nous traversons des kilomètres de terres quasi désertes, peuplées de quelques rares arbres ressemblant à des saules et à des aulnes. Ce bassin bas et mal drainé de l’Amour est peu propice à l’agriculture sauf dans quelques sections plus élevées où l’on trouve de petites fermes et des faucheurs de foin.
Une bonne partie de ce coin de pays est située dans la « Région autonome des Juifs », établie par Staline en 1934 comme « territoire » des Russes d’origine juive. En approchant de Birobidjan, la capitale, nous amorçons une montée, et commencent à apparaître des collines de calcaire, une ressource qui alimente l’industrie locale de ciment.
Bien que seulement 5 p. 100 de la population de la Région autonome russe soit d’origine juive, l’hébreu est la langue officielle, la signalisation est bilingue et le seul journal russe de langue hébreue est publié ici. La population de la capitale est d’environ 85 000 et la rue principale est Sholom-Aleikheim. La ville est bien connue dans les pays producteurs de riz pour sa fabrication de moissonneuses-batteuses.
Dans notre train, on fait circuler régulièrement un chariot de nourriture. J’en profite pour acheter une bière américaine, une Red Bull (7. p. 100, 500 ml, 12 RBL) pour compléter mon dîner composé des aliments que j’ai apportés. Le temps, chaud et humide, donne davantage envie de boire que de manger.
À suivre…
Dîner gala bénéfice
et spectacle
La Fondation canadienne de l’Ermitage
et le directeur du musée de l’Ermitage accueilleront
l’Orchestre du Kirov sous la direction
de son célèbre chef d’orchestre, Valery Gergiev,
au Roy Thomsom Hall, à Toronto,
le 21 avril 2005.
La Fondation et M. Mikhaïl Piotrovski, directeur du musée de l’Ermitage, seront les hôtes d’un dîner gala bénéfice « cravate noire », suivi d’un spectacle donné par l’Orchestre du Kirov au Roy Thomson Hall.
Cette soirée prestigieuse marquera le début des activités estivales qui mèneront à l’ouverture de l’exposition de la Grande Catherine au Musée des beaux-arts de l’Ontario, en septembre 2005.
Sous la direction dynamique de M. Valery Gergiev, l’orchestre en résidence de l’illustre théâtre Mariinski à Saint-Pétersbourg continue d’être reconnu aujourd’hui dans le monde entier pour son expressivité et sa virtuosité exceptionnelles. Après une prestation donnée dans le passé à guichet fermé à Toronto, on déclarait dans le Globe and Mail que le concert avait été du calibre de ceux que l’on a l’occasion d’entendre qu’une fois ou deux seulement dans toute une vie.
Les places proposées dans la salle sont parmi les meilleures, et le dîner offert avant le concert se déroulera sous le signe de l’élégance.
On prévoit 25 tables et 12 invités par table, au coût de 500 $ par personne. La Fondation remettra un reçu de 250 $ aux fins de l’impôt pour la part de don du billet. Comme un certain nombre de tables ont déjà été vendus, ne tardez pas à acheter vos billets!
Veuillez libeller votre chèque à la Fondation canadienne de l’Ermitage et l’envoyer à l’adresse suivante : C. P. 539, succursale B, Ottawa (Ontario) K1P 5P6.
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Nos membres nous donnent de leurs nouvelles : « Nous sommes revenus hier d’un magnifique voyage en Russie et à Helsinki. Grâce à notre carte d’accès des Amis nous avons pu aller plusieurs fois à l’Ermitage durant notre visite de six jours à Saint-Pétersbourg. La carte des Amis, reconnue instantanément, nous évitait à la fois frais d’entrée et files d’attente! Nous avons même eu le plaisir de voir les galeries 1 et 2 des trésors, et, sans frais supplémentaires, nous avons pu nous joindre à un petit groupe pour profiter d’une visite guidée en anglais. Nous nous sommes sentis privilégiés de pouvoir ainsi avoir accès aux salles si aisément. Nous remercions les membres de votre organisme qui, par le biais de la carte, ont tant facilité nos visites à l’Ermitage! Meilleures salutations, Plusieurs de nos membres se rendront à Saint-Pétersbourg cette année et nous les invitons à nous faire parvenir un texte — pouvant aller d’une courte note à un article — que nous pourrons ensuite partager avec nos lecteurs. Veuillez communiquer avec la rédactrice du Bulletin, à ryoung1@magma.ca ou à amis@amis-ermitage.ca si vous avez un texte à proposer. Nous serions ravis d’avoir de vos nouvelles! Robin Young |
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