[Bulletin - Volume IV, Numéro 2 ISSN 1497-8865]

Chronique des voyages

Les capitales culturelles de la Russie : Moscou et Saint-Pétersbourg
Les 14 au 27 septembre, 2003

Vous songez à participer à notre quatrième voyage organisé annuel? Ne tardez pas à nous communiquer votre intention d'être du nombre des voyageurs cette année! Nous recevons déjà des appels de tous les coins du pays à mesure que se propage la nouvelle de nos voyages uniques en Russie et de l'accès privilégié dont profitent les Amis au MUSÉE DE L'ERMITAGE lorsque celui-ci est fermé au grand public.

Chaque année, notre voyage offre quelque chose de nouveau pour les visiteurs assidus. Lors de notre séjour à Moscou, nous serons situés à une distance de marche du Kremlin où sont hébergés de nombreuses expositions merveilleuses, entre autres les spectaculaires joyaux de la couronne Romanov. La collection impressionnante d'art occidental du Musée Pouchkine comprend des œuvres de la période de l'Impressionnisme français jusqu'à l'époque de l'art moderne, et la Galerie Tretiakov retrace l'évolution de l'art et de la culture russes à travers les âges. Pour les amateurs d'opéra, un concert aura lieu dans la maison de Fiodor Shaliapin, parmi les trésors de la famille.

Nous ferons également une excursion à Sergiev-Posad, au centre de l'orthodoxie russe, où la beauté de l'architecture est particulièrement captivante. Le monastère de la Trinité de Saint-Serge contient des trésors et des artéfacts magnifiques du patrimoine russe.

Pour marquer le 300e anniversaire de Saint-Pétersbourg, le voyage de cette année se centrera sur Pierre le Grand, le créateur de cette ville si renommée. Vous aurez l'impression de retourner dans le temps lorsque vous entrerez dans sa forteresse Pierre-et-Paul et son palais Peterhof qui rappelle l'éclat de Versailles. Visitez également d'autres palais royaux qui rivalisent de luxe situés dans des parcs pittoresques, ainsi que l'historique palais Ioussoupov où le sinistre moine Rasputine trouva la mort après plusieurs tentatives d'assassinat à son endroit.

Dans cette ville qui a donné naissance à l'Ermitage, deux merveilles de l'architecture, le ballet du Kirov et le théâtre Marie, longent la rivière Néva et les canaux ondulants. C'est l'endroit où la musique, l'art et la bonne table s'allient pour vous donner la saveur parfaite de la Russie.

Ce voyage consiste également en un séjour facultatif à Prague sur le trajet de retour. Si vous désirez profiter de cette aubaine, vous devez l'indiquer lorsque vous réservez.

Pour obtenir une brochure et des renseignements, et pour réserver, communiquer avec Jean Sheik à Executive Worldwide Travel au 613-236-5555 ou au numéro sans frais 1-800-267-5552, ou encore par courriel à [email protected].

L'Arche russe

La présentation, le 8 février, du film L'Arche russe à la Bibliothèque nationale fut un grand succès, si bien qu'il a fallu refuser des gens parce que la salle était complète. L'événement fut parrainé par les Amis, l'Institut canadien du film et l'ambassade de la Fédération russe. L'ambassadeur Churkin a fait quelques observations au sujet du réalisateur du film, Alexandre Sokurov, et a fait remarquer à l'assistance que la Russie possède bon nombre d'autres trésors outre l'Ermitage pour les amateurs d'art.

Pour ceux de la région d'Ottawa qui n'ont pas pu assister à cette présentation du film, ou qui aimeraient le revoir, nous vous signalons qu'il passera au cinéma ByTowne les 17 au 27 avril. À Toronto, le film passera au Varsity à compter du 7 mars. Les Fifth Avenue Cinemas le passeront à leurs écrans à compter du 28 mars à Vancouver. À Montréal, il joue au Ex-centris dès le 22 février.


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Observations du professeur Kenneth Bartlett au sujet de L'Arche russe

Les membres de Toronto se souviendront sans doute qu'à l'occasion de l'événement de collecte de fonds pour L'Arche russe le professeur Kenneth Bartlett de l'University of Toronto a eu la générosité de nous faire part de ses observations personnelles sur ce film, dont le texte est reproduit ci-dessous.

L'Arche russe est un film qui se déroule sur divers niveaux en même temps. Il s'agit du parfait exemple d'un film d'auteur servant à faire ressortir la vision et les objectifs de son réalisateur, Alexandre Sokurov. Il s'agit d'une composition expérimentale sur un sujet complexe qui est filmée d'une seule prise de vue de 99 minutes. Le caméraman suit le personnage principal à travers au-delà de 33 pièces du palais de l'Ermitage à Saint-Pétersbourg en Russie. Il s'agit également d'une méditation sur l'histoire et la culture russes, dans laquelle l'Ermitage devient le protagoniste de plusieurs points de vue, à savoir le facteur qui unit l'histoire complexe, souvent sordide, et toujours dramatique, du peuple russe. Ce n'est pas un modèle de la vie qui reflète l'art, mais de l'art en tant que la vie même. Toutefois, pour percevoir le sens de Russian Ark à ce niveau, il nous faut plus de renseignements que n'en fournit Sokurov ou que la plupart des spectateurs nord-américains trouvent agréables.

L'intrigue du film est axée sur trois forces qui sont étroitement liées : l'espion - le point de vue des spectateurs représenté par la caméra; le personnage historique d'Astolphe, Marquis de Custine, avec qui l'espion s'entretient en silence; et l'Ermitage même qui représente le fardeau et l'espoir de la culture russe. Sur ces éléments, Custine et l'Ermitage sont les éléments nécessaires qu'il faut examiner.

En raison de son livre de grande influence publié en 1839 et intitulé « L'Empire du tsar », relatant ses voyages en Russie, Astolphe de Custine a été choisi comme le fil d'or tissé dans la tapisserie du film. Ce livre reflète non seulement les expériences privilégiées de Custine dans la Russie de Nicola Ier - il voyageait sous la protection du tsar après tout - mais aussi le passé de sa propre famille qui à son tour a formé la perspective personnelle du marquis. Custine était le fils et le petit-fils d'aristocrates qui, malgré leurs principes libéraux, ont été guillotinés pendant la révolution française. Malgré de terribles souffrances, le jeune Astolphe et sa mère ont survécu, surtout en raison de l'héroïsme de la mère d'Astolphe qui s'est beaucoup privée pour le sauver. Ces événements ont transformé Custine en un conservateur pour qui la révolution qui avait détruit sa famille était le fruit de la démocratie. Il était d'avis que l'autocratie royale était le meilleur moyen de protection contre la violence et l'anarchie de la populace.

C'était du moins son opinion jusqu'à ce qu'il visite la Russie. C'est dans l'empire russe que Custine a vu les dangers de l'autocratie et qu'il s'est rendu compte qu'il fallait équilibrer l'ignorance et l'inefficacité attribuables à un régent tout puissant et à un peuple opprimé. Il mit alors son expérience en Russie sur papier - un récit qui n'était pas du tout ce à quoi le tsar s'attendait, à savoir l'éloge d'un despotisme éclairé - mais plutôt un argument en faveur d'une certaine mesure de contrôle civilisé et de partage du pouvoir. Le voyage de Custine en Russie en 1838 était en somme une sorte de conversion qui a mené à une analyse de la politique et de la société bien plus savante que le marquis ou ses hôtes ne s'y attendaient. De plus, il est important de signaler que Custine était un révolutionnaire dans d'autres sphères de la vie et que ces qualités l'ont préparé à effectuer cette analyse davantage profonde des subtilités de la société russe. Custine affichait ouvertement son homosexualité dans un monde où le meilleur qu'un homme de sa classe et de sa position pouvait espérer était de mener une vie double. Le marquis cohabitait avec un homme et il ne tâchait aucunement de cacher ce fait. Il était en fait un des premiers aristocrates français des annales à faire fi des conventions sur ce sujet. Custine était par conséquent un étranger en Russie de deux points de vue : d'abord parce qu'il venait de l'étranger et ensuite parce qu'il refusait de se plier aux conventions sociales, ce qui en fait le merveilleux exemple qu'a choisi Sokurov comme la voix narrative du film.

L'Ermitage est le lieu où la voix et les images visuelles se croisent, comme on le voit lorsque Custine entre dans le palais. Pour Sokurov, le musée n'est pas simplement un immeuble, un palais ou un musée d'art majeur - il devient une métaphore pour la Russie elle-même et pour la force et l'endurance de la culture russe, surtout en tant que branche de la culture de l'Europe de l'Ouest. Sokurov exploite ce thème visuellement en nous faisant voir, avec les yeux de Custine et de l'espion, Pierre le Grand agissant avec violence contre un de ses courtisans; la cour de Catherine la Grande et l'impératrice assistant à une pièce dans le théâtre de son palais; une cérémonie de Nicola Ier lors de laquelle le Shah de Perse lui fait ses excuses au sujet d'un incident diplomatique, attestant la croyance russe que la Sainte Russie est le premier moyen de protection de l'Europe chrétienne contre les peuples non européens dont les valeurs sont hostiles envers la société occidentale civilisée; et des Russes ordinaires mais cultivés ainsi que des simples marins qui admirent et apprécient les trésors du musée. Cependant, nous voyons en même temps la base vulnérable sur laquelle reposent ces fragments de civilisation : d'abord les gardiens protégeant le patrimoine de l'Ermitage lors du blocus épouvantable de Leningrad pendant la Deuxième Guerre mondiale, et ensuite, dans la dernière scène, le dernier grand bal à la cour de Nicola II en 1913 juste avant que la Première Guerre mondiale ne se déclenche - guerre qui détruira la Russie impériale et qui, comme le laisse entendre Sokurov, coupera ses racines européennes.

Cette dernière image, avec ses splendides uniformes et robes de bal, son décor de toute beauté et sa musique russe, est le point culminant du film tout comme la fin du bal signale la fin de la civilisation russe représentée pendant les 90 minutes précédentes. Les membres de la noblesse invités au bal par le tsar Nicola - un individu paternel, dévoué à son épouse et bienveillant - du moins selon l'image que présente Sokurov, descendent le splendide escalier des ambassadeurs. Comme les passagers du Titanic, ils sont des condamnés qui ignorent encore leur sort. Cette descente est à la fois littérale et figurative représentant la descente de la Russie dans une tyrannie qui connaissait ni la culture, ni l'humanité. Comme tous les fantômes, Custine savait déjà comment l'histoire se terminerait, mais les courtisans toujours assurés et contentés, pour lesquels la connaissance anticipée de Custine demeurait inconnue, ne quittaient pas seulement le palais de la culture russe - ils descendaient dans un enfer qu'avaient déjà connu Custine et sa famille dans une révolution antérieure.Sokurov a fait de l'Ermitage le répertoire de tout ce qu'il y a de mieux dans la culture russe et qu'il vaut par conséquent la peine de conserver et de célébrer, comme le font remarquer ses directeurs, Piotrovski père et fils, lors de l'apparition éclair du directeur actuel du musée. Il s'agit également de l'instrument qui permettra à la Russie de reconquérir son âme et son équilibre après plusieurs décennies de terreur. Si Custine peut s'éveiller du sommeil de la mort, un peuple entier peut, lui aussi, être réveillé par l'appel de l'histoire et de la culture. Toutefois, Sokurov aurait dû poser d'autres questions : l'élégance de la Russie sous les tsars n'était-elle pas du théâtre dissimulant l'autocratie et l'inefficacité que Custine avait observées dans les années 1830? Ce régime impérial était-il aussi inoffensif et cultivé que le film le suggère? Et, pas toutes les menaces ne provenaient de l'Est : Karl Marx avait été formé par la culture européenne et la conviction de cette culture des bienfaits du scientisme, du progrès dirigé et de la sociologie appliquée. Comment est-ce que ces principes auraient-ils pu être isolés et mis de côté dans une Russie qui jouait un rôle sur le plan de l'histoire culturelle de l'Europe?

On ne soulève pas ces questions dans une certaine mesure parce que les dangers de la révolution et de l'autocratie ressortent de la biographie et des observations d'Astolphe de Custine. Tous les niveaux de la complexité du film nous échappent si nous ne saisissons pas le rôle central de Custine tant comme narrateur que symbole du paradoxe. Cela est malheureux pour les spectateurs nord-américains, étant donné que très peu d'entre eux connaissent le personnage qui donne à L'Arche russe son intégrité.


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Le point sur le Fonds académique et d'extension des Amis

Dans le cadre de notre mandat, nous œuvrons en vue de partager et de diffuser des connaissances entre les institutions culturelles du Canada et le Musée de l'Ermitage. Notre Fonds académique et d'extension a été mis sur pied l'an dernier pour nous permettre d'offrir chaque année des bourses d'études à des universitaires canadiens pour faire des études à l'Ermitage, ou pour donner l'occasion à des employés de l'Ermitage de faire un séjour à un musée, un collège ou une université au Canada pour y étudier ou y enseigner.

Doris Smith, Liana Van Der Bellen et Dawn Roach (chef des programmes et des projets à l'Association des musées canadiens) ont élaboré une demande de propositions gouvernant le déboursement des fonds en 2003.

Nous remercions nos membres de leurs dons généreux dont le chiffre atteint maintenant 5 260 $. La liste ci-dessous indique le nom de chaque personne qui a fait une contribution depuis la parution du dernier Bulletin.

Liana Van Der Bellen
Agnes Benidickson, CC
Gloria Black
En la mémoire d'Audrey Jessup
Catherine Lane
M. et Mme Patrick McG. Stoker

Si vous n'avez pas encore fait un don au Fonds, mais vous désirez y contribuer, veuillez faire votre chèque à l'ordre des Amis canadiens de l'Ermitage et y indiquer la mention « Fonds académique et d'extension ». Faites-le parvenir par la poste au siège social de l'amicale au 280, rue Metcalfe, Bureau 400, Ottawa (Ontario) K2P 1R7. Les dons sont complètement déductibles du revenu imposable.

Dernières nouvelles concernant le projet d'éducation des Amis

Le chef de projet, Judith Parkes, nous rapporte que des progrès notables ont été réalisés depuis le dernier Bulletin. À l'heure actuelle, six écoles ont emprunté la trousse et s'en servent. Des exposés ont eu lieu ou sont prévus dans six autres. Judith est allée à Toronto en janvier pour y cultiver des sources utiles et elle est heureuse d'annoncer que Terry McGrail a accepté de se charger de la trousse dans la région de Toronto. Nous sommes à augmenter le nombre d'exemplaires de la trousse et elle a été traduite vers le français afin d'élargir sa portée.

Pour en savoir davantage, communiquer avec Judith Parkes au 613-569-3715 ou à [email protected].


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Assemblée générale annuelle

L'Assemblée générale annuelle des Amis canadiens de l'Ermitage aura lieu le mercredi 14 mai 2003 à 11 h 30 au Restaurant International du Collège Algonquin. L'AGA sera suivie du déjeuner de la Journée des musées (cf. la rubrique Nouvelles du bureau d'Ottawa pour de plus amples détails). Des arrangements spéciaux seront faits pour les membres qui n'assisteront pas au déjeuner.

Des rapports sur les activités de l'année écoulée et un regard vers le futur feront partie du programme de l'assemblée. Nous incitons les membres à participer à l'élection du comité exécutif national. Si vous n'êtes pas en mesure d'assister, nous vous prions de remplir le formulaire de procuration, dont un exemplaire est inclus dans le présent bulletin de nouvelles, et de nous le faire parvenir. Le nom de chaque candidat proposé par le comité des mises en candidature figure sur le formulaire ci-joint. De la place y est également prévue pour des mises en candidature supplémentaires. Le comité des mises en candidature doit recevoir les nominations supplémentaires d'ici le 30 avril. Prière de les faire parvenir à l'adresse suivante : Comité des mises en candidature, Amis canadiens de l'Ermitage, 280, rue Metcalfe, Bureau 400, Ottawa (Ontario) K2P 1R7. Les mises en candidature sur proposition verbale à l'occasion de l'AGA ne seront pas acceptées.

Candidats au comité exécutif

Gerald Glavin (vice-président, administration) - Expert-conseil en gestion maintenant à la retraite, Gerry participe activement depuis de nombreuses années aux activités d'amicales de musées des beaux-arts en Amérique du Nord.

Ethel Kesler (Montréal), présidente-fondatrice du bureau de Montréal et bénévole au sein de la collectivité depuis bien des années, est prête à continuer d'exercer ses fonctions jusqu'à ce qu'on puisse trouver un ou une remplaçant(e).

Catherine Lane (Ottawa). Anciennement cadre supérieure de la fonction publique, Catherine, qui s'occupe des programmes administrés par le bureau d'Ottawa, est maintenant à la retraite. Elle consacre beaucoup de temps comme bénévole siégeant à plusieurs comités de United Way/Centraide en plus d'être guide-interprète au Musée des beaux-arts du Canada.

Susan (Mandy) Macrae (Toronto), présidente du bureau de Toronto, s'intéresse vivement à faire connaître le bureau torontois et ses programmes par les amateurs d'art de cette ville.

Judith Parkes (membre par mandat spécial) vient de prendre sa retraite il n'y a pas longtemps. Elle enseignait la biologie au niveau secondaire. S'étant découvert une passion pour l'art et l'histoire de l'art il y a plusieurs années, Judith a obtenu un baccalauréat en histoire de l'art de l'Université Carleton et a suivi un programme d'études d'un an à l'Institut Courtauld, ce qui lui a permis d'obtenir une maîtrise. Par la suite, Judith était chargée de cours de temps partiel de la faculté de l'histoire de l'art de l'Université Carleton.

Nancy Scarth (secrétaire). Après une carrière tant variée qu'intéressante comme ingénieure professionnelle (Queens, génie et physique, 1949), agente immobilière, mère de trois enfants, fermière, rédactrice de divers bulletins, bénévole et sportive active, Nancy, maintenant rendue à « l'âge d'or », est une russophile. Elle a obtenu un baccalauréat en études slaves à l'Université d'Ottawa.

Paule Sirois (programmes de langue française). Paule a de nombreuses années d'expérience à son actif en tant que bénévole auprès d'hôpitaux, d'écoles et du Musée canadien des civilisations. Elle compte sur le plaisir de mettre sur pied un choix intéressant de programmes à l'intention de nos membres francophones.

Patricia Simmermon (Voyages organisés) - Pat Simmermon a participé à la planification des trois derniers voyages forts réussis à l'Ermitage pour les Amis canadiens de l'Ermitage.

John Skeggs (Bulletin) - Depuis près de cinquante ans, John s'intéresse énormément à tout ce qui est russe. Il a visité l'Ermitage pour la première fois en 1962.

Doris Smith (présidente), a consacré la majorité de son temps aux activités liées aux musées et à l'art. Elle a été présidente des Amis du Musée des beaux-arts du Canada et s'est également chargée de coordonner, la campagne de restauration de la Chapelle Rideau.

David Wait (trésorier) est un professionnel en comptabilité. Il compte au-delà de trente ans d'expérience de la gestion financière d'un organisme à but non lucratif ayant un budget de plus de 15 millions de dollars.

Robin Young (projets spéciaux) se joint à nous après avoir tout dernièrement pris sa retraite comme cadre supérieure de la gestion. Son dernier poste était celui de vice-présidente des affaires de l'entreprise au sein de la Commission de la capitale nationale. Le gouvernement fédéral lui décernait le prix du leadership en 1996.




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Nouvelles du bureau d'Ottawa

Nous avons un programme de printemps fort intéressant et varié pour vous inciter à sortir de vos terriers d'hiver.

Le 21 mars, à 14 h : une conférence sera donnée en collaboration avec le Musée des beaux-arts du Canada.

Conférencière : Nathalie Bondil, conservatrice en chef du Musée des beaux-arts de Montréal, et conservatrice de l'exposition « L'Invitation au voyage » à Montréal. En français avec interprétation simultanée vers l'anglais.

Le titre de la conférence : « Bienvenue chez Messieurs Ivan Morosov et Sergueï Chtchoukine ».

Deux collectionneurs moscovites et francophiles vous invitent dans leurs somptueuses demeures pour découvrir leurs collections d'œuvres d'art impressionnistes et post-impressionnistes, de la fun du XIXe au début du XXe siècle. Morosov et Chtchoukine s' illustrèrent non seulement par la qualité et le nombre exceptionnels des œuvres qu'ils achetaient, signées par Monet, Renoir, Cézanne et Gauguin, mais aussi par l'audace visionnaire qui leur fit soutenir de jeunes artistes, alors méconnus, tels que Matisse et Picasso et d'autres artistes fauves et cubistes. Tous deux commandèrent également des ensembles décoratifs uniques et prestigieux à Bonnard, Denis ou encore Matisse. Aujourd'hui, leurs collections se partagent entre le Musée de l'Ermitage à Saint-Pétersbourg et le Musée des beaux-arts Pouchkine à Moscou.

Vente de billets à la billeterie du Musée. Amis - 3 $.

Conférence remise à plus tard : une conférence illustrée par Paul Francis,
« 19th Century Russia - the Glitter that was not Gold » (la Russie du XIXe siècle - tout ce qui brillait n'était pas d'or), sera présentée dans l'auditorium de la Bibliothèque nationale de 14 h à 16 h. Il s'agit de la suite de l'exposé passionnant que Paul a fait l'an dernier sur Pierre le Grand, la tsarine Élisabeth et Catherine la Grande devant une salle comble. Les billets seront disponibles à l'entrée au prix de 5 $ pour les Amis et de 8 $ pour les non-membres.

Le 14 mai : Soyez des nôtres à 12 h 30 (après l'AGA) pour le déjeuner de la Journée des musées au Restaurant International du Collège Algonquin. Notre conférencière invitée sera Joan Debardeleben, directrice des études européennes et russes à Carleton University. Le repas de trois plats coûte 25 $ pour les Amis et 30 $ pour les non-membres, avec bar payant. Pour réserver votre place, veuillez téléphoner au bureau des Amis au 236-1116 et nous indiquer si vous préférez de la viande ou du poisson. Le menu n'est pas encore établi. Réservez dès maintenant, car le nombre de places est restreint, et nos déjeuners et dîners se réservent au complet toujours très vite.

Un peu plus tard, à savoir pendant la semaine du 20 au 29 juin, un événement se déroulera au Lindenhof Restaurant pour que les Amis puissent fêter le festival de cuisine russe qui aura lieu au restaurant. Ne manquez pas de lire le prochain Bulletin - vous y trouverez les détails.

En apprendre davantage sur la Russie

Le groupe d'études russes se réunit chaque mois depuis un an, normalement le premier jeudi du mois à 13 h. Il en est maintenant à la fin du XIXe siècle dans ses études de l'aperçu historique, avec des détours dans les domaines de l'art et de la littérature. Il s'agit d'un groupe d'études informel. Divers membres du groupe présentent de brefs exposés suivis d'une discussion et de questions qui mènent souvent à des études plus poussées. Par exemple : les serfs étaient-ils en meilleure posture après avoir obtenu leur liberté en 1861? Que pensaient les Russes des antécédents noirs de Pouchkine? Nous nous sommes également rendus compte qu'il existe une richesse de peintres russes que nous ne connaissons pas du tout.

Tous ceux et celles qui sont intéressés peuvent faire partie du groupe. Pas besoin de posséder des connaissances préalables et aucuns frais ne sont exigés! Pour en savoir davantage, communiquer avec Nancy Scarth au 826-1090 ou à [email protected].


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Nouvelles du bureau de Toronto

Outre la présentation de L'Arche russe mentionnée plus haut, veuillez noter le concert suivant :

Le 24 mars : l'orchestre du Kirov du théâtre Marie à Saint-Pétersbourg sera de retour au Roy Thomson Hall. Le chef d'orchestre sera Valeri Gergiev (dont la renommée s'étend à L'Arche russe). L'orchestre jouera de la musique russe interprétée par un Français dans la version orchestrale de Ravel d'une œuvre de Mussorgski, « Tableaux d'une exposition ».

Des billets à prix spécial ont été réservés pour les membres et leurs invités désirant assister à cette soirée passionnante.

Nouvelles du bureau de Montréal

Bien entendu, la grande nouvelle de Montréal concerne le lancement officiel du bureau montréalais en janvier, en même temps que l'ouverture de l'exposition de l'Ermitage, L'Invitation au voyage. L'événement s'est déroulé au pavillon Hornstein du Musée des beaux-arts de Montréal. Les personnes qui y ont assisté ont été invitées à voir l'exposition en avant-première privée par la conservatrice en chef, Nathalie Bondil.

Après l'avant-première, deux des employées du musée, Wanda Palmer, chef des relations publiques, et Michelle Prévost, chef du développement et des adhésions, se sont jointes à nous pour un déjeuner à saveur russe spécialement commandé pour l'occasion. Plus tard, le consul général de la Russie, M. Igor Golubovski, était l'hôte d'une réception pour les bureaux de Montréal et d'Ottawa.

Ce fut une journée remplie et mémorable pour tous les membres du groupe. Ils ont exprimé combien ils étaient reconnaissants envers le Musée des beaux-arts de Montréal pour leur avoir accordé des privilèges spéciaux. Tous étaient d'accord pour dire que nous avons solidifié nos rapports avec le musée et le consulat général de façon amicale et efficace.

Le 2 avril : une conférence gratuite intitulée « The Climax before the Fall - Russian Culture during the Reign of the last Czar » (le point culminant avant la chute - la culture russe pendant le règne du dernier tsar) sera donnée par John Felvinci, conférencier bien connu de Montréal. La conférence aura lieu à 19 h au Musée des beaux-arts de Montréal dans le Maxwell Cummings Auditorium.

Nous vous rappelons que « L'Invitation au Voyage » sera exposée jusqu'au 27 avril à Montréal. Le musée est ouvert sept jours par semaine de 10 h à 19 h.

La Boutique Internet

Nous tenons à vous rappeler que tous les membres des clubs des amis de l'Ermitage peuvent profiter d'un rabais de 10 % sur bon nombre d'objets dans la Boutique Internet du Musée de l'Ermitage, située à www.shop.hermitagemuseum.org. Un choix d'au-delà de 350 articles est offert en ligne : des verres, des objets en céramique, des peintures, des sculptures, des bijoux, des meubles faits à la main, des tissus, des vêtements et des accessoires. Chaque objet est certifié et approuvé par des spécialistes en muséologie. Vous y trouverez également une grande variété de livres, de guides et de calendriers.

Pour avoir droit au rabais, veuillez indiquer le code d'adhésion à l'amicale lorsque vous faites un achat. Ce code est disponible sur demande auprès de [email protected].

BULLETIN

Volume IV, 2, Mars 2003
ISSN 1497-8865.
Publié en anglais et en français.
Le Bulletin paraît quatre fois par année. Il est distribuée gratuitement aux Membres des Amis canadiens de l'Ermitage.
Rédacteur : John Skeggs

Bureau national/Section Ottawa :

Les Amis canadiens de l'Ermitage
280 rue Metcalfe, Bureau 400
Ottawa, ON K2P 1R7
Téléphone : (613) 236-1116
Sans frais : 1-866-380-6945
Télécopieur : (613) 233-5438
Courriel : [email protected]
Site web : http://www.amis-ermitage.ca/

Bureau de Montréal
4300 de Maisonneuve ouest, # 730E
Montréal, QC H3Z 1K8
Téléphone : (514) 934-0821
Courriel : [email protected]

Bureau de Toronto
50, rue Baldwin
Toronto, ON M5T 1L4
Téléphone : 416-979-0932
Télécopieur : 416-348-0438
Courriel : [email protected]

No d'enregistrement d'organisme de bienfaisance de la Fondation canadienne du musée de l'Ermitage :
87879 9865 RR0001



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