L'Invitation au voyage
Exposition de peintures françaises de l'Ermitage,
de Gauguin à Matisse
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L'exposition que montre actuellement le Musée des beaux-arts de l'Ontario à Toronto nous transporte vers le charme et le délice comme le promet le poème de Baudelaire à qui l'on a emprunté le titre de cette exposition :
Là tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.
Il ne fait aucun doute que cette exposition, qui est la deuxième dans une série de trois expositions de l'Ermitage réservées exclusivement au Canada, est un événement majeur. L'an dernier, nous avons eu l'occasion de voir Rubens et son époque au Musée des beaux-arts de l'Ontario, et en 2004, une exposition de trésors des collections d'art décoratif de l'Ermitage viendra au Canada.
Presque toutes les 74 œuvres en montre dans le cadre de l'Invitation au voyage proviennent des collections de deux industriels moscovites, Chtchoukine et Morozov, qui vivaient avant la Première Guerre mondiale. Cette exposition témoigne du fait que Chtchoukine et Morozov étaient des collectionneurs et mécènes avertis.
L'impression principale qui se dégage de cette exposition est une évocation de l'Âge d'or du mythe, d'un retour au classicisme dans la tradition française. Mais, c'est un classicisme qui s'exprime dans les couleurs brillantes du début du XXe siècle tout en étant tempéré par une appréciation de la force de l'art primitif. Même si les œuvres de la collection sont manifestement du style moderne, elles reflètent l'attrait traditionnel du mythe. Ainsi, le passé mythique se répète dans le présent : « Bacchus et Ariane » de Maurice Denis est présenté dans le contexte d'une plage du XXe siècle, toutefois l'image rappelle les poses des personnages mythiques de l'antiquité et la sculpture classique.
Dès l'entrée, vous êtes transporté de l'ordinaire et des préoccupations routinières vers un autre monde. Vous y verrez des choses qui vous enchanteront, qui vous transformeront et qui vous transporteront, ne serait-ce que pour quelques heures, dans un monde de mythe et d'harmonie. L'exposition sera à Toronto jusqu'au 5 janvier 2003, mais si vous n'êtes pas en mesure de la visiter avant sa fermeture, vous aurez une autre occasion d'y aller lorsqu'elle rouvrira ses portes au Musée des beaux-arts de Montréal le 31 janvier 2003. Nous tenons à remercier notre organisme parrain, la Fondation canadienne du Musée de l'Ermitage, pour avoir mis en marche le processus qui a abouti à l'arrivée de ces trois expositions de l'Ermitage au Canada.
Cette exposition a également d'autres liens au
Canada : Ozias Leduc, qui est bien connu comme décorateur
d'églises au Québec, a étudié les théories
de l'art religieux de Maurice Denis à l'Atelier de l'art sacré
à Paris et
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M. Denis lui-même a visité le Canada en 1927; J. W. Morrice de Montréal a passé la plupart de sa vie adulte à Paris, où il s'est lié d'amitié avec Matisse et d'autres peintres avant-gardistes de l'époque.
L'effet que produit l'exposition, dès les premiers pas, est le suivant : des toiles sensationnelles aux couleurs de pierres précieuses qui reluisent d'une lumière dorée. Des œuvres émouvantes signées Matisse et Picasso, la salle de musique de Morozov complètement recréée telle qu'elle l'était dans sa grande maison bourgeoise à Moscou, et des tableaux et des sculptures non seulement d'artistes célèbres comme Cézanne et Rodin, mais aussi d'autres qui ne sont pas si bien connus au Canada. Ces élément sont tous des points de grand intérêt. « La Baie de Naples » d'Albert Marquet et « Le Printemps » de Kees Van Dongen sont deux merveilleuses surprises parmi une foule d'autres. Toutefois, le clou de l'exposition se veut l'installation de panneaux décoratifs de grandes dimensions réalisés par Maurice Denis et Pierre Bonnard. Ces panneaux ont survécu à la Deuxième Guerre mondiale grâce au fait qu'on les a évacués en Sibérie. Ils sont demeurés cachés par la suite, enroulés et entreposés pendant de nombreuses années, afin de les protéger contre les déprédations commises par les apparatchiks politiques.
Les premières œuvres qui entrent en vue sont celles de Gauguin, un artiste qui croyait au pouvoir du primitif. En évoquant un monde exotique et primitif et en le représentant par le biais de formes semblerait-il simples et de couleurs pures (et en s'appuyant sur la composition statique), il a prêté à ses tableaux une qualité nettement iconique. Ils possèdent une beauté et une franchise qui produisent un effet tout à fait extraordinaire.
Un sapin signé Cézanne est à couper le souffle. Ce sapin intriguait Cézanne parce qu'il posait des problèmes complexes auxquels il fallait trouver une solution. De toute évidence, Cézanne a réussi : on peut sentir le vent passer dans les branches et aussi la sève dans la chaleur du soleil méditerranéen. C'est la couleur qu'il faut voir dans son état original; aucune reproduction ne saurait rendre justice à ces toiles.
« Méditerranée », l'œuvre monumentale de Pierre Bonnard, ornait autrefois le palier d'un escalier dans la maison bourgeoise de Morozov à Moscou. Des demi-colonnes ioniques divisent trois panneaux immenses. Les couleurs lumineuses du Sud et la composition équilibrée créent une parfaite harmonie entre les panneaux. Les éléments individuels, sont quant à eux, très simples : un jardin sous les arbres qui est situé sur une colline donnant sur la mer dans la distance, des femmes et des enfants, une balustrade. La force de cette œuvre tient à la subtilité de la composition, au charmant effet combiné des couleurs et au passage subtile de la tension à la surface au plus profond. Le visiteur sent qu'il ne se fatiguera jamais de revoir « Méditerranée » , qu'il ne peut pas s'en passer. La première fois que j'ai vu les panneaux de « Méditerranée », c'était dans l'immeuble de l'État-major à Saint-Pétersbourg par une journée à ciel couvert. Même sans les demi-colonnes qui les divisent, ils étaient certes impressionnants, mais ils ne m'ont pas saisie comme ils l'ont fait aux Musée des beaux-arts de l'Ontario où toute leur magie se fait sentir. Au Musée, la façon qu'ils ont été installés permet de multiplier leur impact. Il sera intéressant de comparer cette installation à celle qu'a choisie le Musée des beaux-arts de Montréal - au haut du grand escalier.
L'autre tour de force de cette exposition consiste en la reproduction de la
salle de musique qui était aménagée dans la grande maison
bourgeoise de Morozov à Moscou. Cette salle, dont les dimensions ont
été copiées au millimètre, l'ouverture des portes
et la moulure indiquant l'emplacement du plafond y compris, est
décorée d'une œuvre impressionnante commandée de
Maurice Denis qui représente l'histoire de Cupidon et Psyché.
Les cinq panneaux principaux mesurent presque quatre mètres de haut et
sont accompagnés de bordures et de panneaux de plus petites dimensions
de chaque côté, ainsi que de peintures au-dessus des portes. Les
couleurs sont aussi voyantes et artificielles que celles des sucettes.
Dès qu'on entre dans la salle, on sent que quelque chose de merveilleux
va nous arriver à l'instant même! On se sent presque sans
pesanteur. Toute la salle est en effervescence de bonheur. Certains des vases
et des sculptures qui ornaient la salle à l'origine y sont
également disposés, mais j'aurais voulu y voir quelques-unes des
chaises conçues par Maurice Denis. Les œuvres sont
présentées de sorte à les avantager le plus possible dans
chaque pièce : on a placé l'œuvre d'un artiste à
côté d'une œuvre complémentaire
réalisée par un autre artiste, approche qui donne une allure
moderne même à Puvis de Chavannes. Des œuvres
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puissantes de Picasso et de Matisse sont l'apothéose de l'exposition. « Dryade » de Picasso (1908) dégage un pouvoir immense, une énergie sous-jacente qui n'est pas toujours présente dans les tableaux qu'il a réalisés plus tard. Matisse est représenté par neuf œuvres d'importance, y compris « Le jeu de boules » et « Vue de Collioure ».
Bon nombre des toiles des collections de Chtchoukine et de Morozov sont trop fragiles pour voyager, comme « la Danse », œuvre commandée de Matisse par Chtchoukine. À l'occasion d'un des événements de préouverture, le professeur Piotrovski, directeur de l'Ermitage, a informé un auditoire qui lui a prêté une oreille des plus attentives sur les projets prévus pour son musée. Il y a également annoncé l'aménagement de deux nouvelles ailes dans l'immeuble de l'État-major, les ailes Morozov et Chtchoukine où seront exposées les œuvres de leurs collections ainsi que d'autres toiles de peintres européens des XIXe et XXe siècles. Les Amis canadiens de l'Ermitage vous invitent à vous joindre à eux à l'occasion du prochain voyage à Saint-Pétersbourg lors duquel nous aurons amplement l'occasion de voir les œuvres d'art de l'exposition permanente du Musée de l'Ermitage.
Doris M. Smith
Congrès international d'ICOM Russie à Krasnoyarsk en Sibérie
par Nancy Scarth
En septembre, j'ai représenté les Amis ainsi que les bénévoles des musées canadiens à la rencontre triennale du Conseil international des musées, qui s'est déroulée cette année à Krasnoyarsk en Sibérie. Il s'agissait du premier congrès de l'ICOM depuis octobre 2001 lorsque l'Union des musées russes, présidée par M. Mikhail Piotrovski, directeur du Musée de l'Ermitage, a été instaurée. Il était par conséquent convenable de choisir la Russie comme pays hôte. On pourrait bien se demander pourquoi on a choisi la Sibérie. La réponse est que la ville de Krasnoyarsk est située au point médian de la Russie, ce qui procurait un avantage égal aux directeurs de musée de l'Est et de l'Ouest du pays, sans compter que 26 des 68 délégués russes venaient de la Sibérie et des territoires de l'Est. De plus, le Kremlin reconnaît maintenant davantage que l'apport notable du pétrole sibérien et d'autres ressources de cette région à l'économie russe doit être reconnu de manière plus concrète. Krasnoyarsk, un centre industriel, culturel et éducatif qui compte un million d'habitants, était à la hauteur de la situation. La ville a tout mis en œuvre pour tenir un congrès de quatre jours qui a non seulement permis aux directeurs de musée de Saint-Pétersbourg à Vladivostok de participer à un forum où ils ont pu échanger une foule de renseignements se rapportant aux musées, mais qui a également servi de vitrine pour les musées de Krasnoyarsk et leurs rapports avec la collectivité. On a de plus traité les délégués comme des princes : banquets, danse, concert de gala mettant en vedette les artistes de la localité et une randonnée en bateau avec pique-nique sur une île du fleuve Ienisseï. La nourriture était abondante et délicieuse, les toasts souvent portés et le vin et la conversation coulaient. M. Jacques Perot de la France, président de l'ICOM; Elisabeth Olofsson de la Suède, membre du conseil exécutif de l'ICOM; Francine Brousseau du Canada, présidente de l'Association des musées canadiens; et moi-même étaient les quatre délégués internationaux. Nous étions accompagnés de plusieurs interprètes et avons même manqué quelques séances pour leur permettre de nous faire visiter certains des endroits d'intérêt, comme le musée de domaine du peintre Surikov où l'on nous a chacun présenté un livre sur son art.
Mon exposé s'intitulait « Au Canada, le bénévolat
est une tradition solidement ancrée » et ce fut pour moi un
défi de m'en tenir à une présentation de moins de vingt
minutes. Les organisateurs du congrès avaient prévu des services
d'interprétation simultanée et heureusement, j'avais fait
parvenir une copie de mon exposé à l'avance à l'ICOM
Russie pour le faire traduire. Comme j'avais prévu, et d'ailleurs
mentionné dans mon exposé, la traduction littérale du
terme « bénévole », qui équivaut
à « volontaire » en russe, a une connotation
désagréable pour les Russes, car sous le régime
communiste, les « volontaires » n'avaient pas grand
choix. Toutefois, les interprètes ont trouvé une solution. Ils
ont modifié le terme en lui donnant une morphologie russe. Qui sait?
Le russe compte peut-être maintenant un néologisme de plus.
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Joan et John Vanduzer accompagnent les Amis aux capitales baltes
On n'a pas pu résister à l'attrait d'une visite privée de l'Ermitage, ce musée tant renommé, en compagnie d'un petit groupe d'« Amis ». Le sort en était jeté.
Le fait que nous passerions d'abord six jours dans les pays baltes avant de continuer vers Saint-Pétersbourg s'est avéré un avantage inestimable. Les États baltes et la Russie, la Pologne, la Suède et l'Allemagne se partagent l'histoire jusqu'à un certain point. Par conséquent, la visite de cette région nous a donné un aperçu des développements culturels et historiques de la Russie. Les pays baltes passaient pour ainsi dire inaperçus aux yeux des pays occidentaux jusqu'aux années 1980 lorsqu'ils ont joué un rôle de premier plan dans la désintégration de l'URSS. Il nous a fallu consulter un atlas pour trouver ces trois pays sur le bord de la mer Baltique.
En fait, il est impossible de considérer ces pays en bloc. Chacun d'eux est distinct, parle une langue différente que les autres ne comprennent pas pour la plupart, possède une histoire différente, et a maintenant une approche différente envers son économie capitaliste en devenir.
À la différence de la Lettonie et de l'Estonie, la Lituanie a connu une période de gloire pendant le XVIIe siècle alors qu'elle faisait partie de la Pologne. Cependant, elle s'est ensuite trouvée assujettie à un éventail de régimes pendant le dernier siècle. Par contre, la Lettonie et l'Estonie étaient sous la botte russe pendant des siècles et le servage était devenu le sort de leurs habitants. Le fait que ces pays aient réussi à maintenir un culture solide malgré ces longues périodes d'agitation est à la fois étonnant et inspirant.
Malgré la dévastation causée par les bombardements systématiques des Nazis à la fin de la Deuxième Guerre mondiale, les charmants centres historiques des villes capitales ont tous été reconstruits et sont maintenant désignés des sites de l'UNESCO.Pour nous, un après-midi passé à Riga au Musée de l'occupation de la Lettonie de 1940 à 1991, fut un des moments phares de ce voyage. Nous avons tâché de comprendre les bouleversements de cette période. De voir une photo de la grand-place de la ville, complètement détruite, et de cadavres qu'on empilait dans un chariot, et puis ensuite de sortir du musée dans la même grand-place reconstruite, produit un effet de réalité-choc.
La ville estonienne de Tallinn est un mélange du très chic (nous avons mangé dans un restaurant minimaliste qui aurait pu rivaliser les meilleurs de New York) et du très simple (le marché des tricots faits à la main installé contre un mur de la ville). Nous étions devant l'église de Saint-Nicolas lorsque la présidente des Amis, Doris Smith, nous a raconté ses souvenirs sur la nuit que le toit de cette église, qui était l'église que fréquentait sa famille, a été complètement dévoré par les flammes après un bombardement nazi. Au début, les Estoniens ont accueilli les Allemands. Convaincus qu'ils avaient certains liens en commun avec eux qui remontaient à la Ligue hanséatique, les Estoniens pensaient que les Allemands étaient venus les sauver des communistes! Ce n'était certes pas le cas, et après avoir imposé ces années noires, les communistes ont repris le contrôle de l'Estonie pour l'opprimer à nouveau. Chacun de nos guides nous a relaté l'histoire émouvante de la chaîne de personnes, d'une longueur de 600 km, qui s'est formée spontanément le long de la route (que nous avons d'ailleurs empruntée) de Vilnius à Tallinn au printemps de 1991 pour protester contre l'occupation russe. Les gens exprimaient leurs sentiments dans des chansons et la musique est devenue un outil puissant de l'action politique.
Notre passage des plus tendus de la frontière russe nous a
rappelé qu'il ne fait que dix ans depuis que l'Estonie a obtenu son
indépendance de la Russie. Il semblerait que les deux pays ont
tenté de rendre l'expérience de passer la frontière un peu
moins
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Nouvelles de la section de Montréal 4300 de Maisonneuve ouest, Suite 730E,
Montréal QC. H3Z 1K8. Télé :
(514) 934-0821 Le mercredi 30 octobre, des membres se réunissaient pour personnaliser environ 400 lettres, chacune accompagnée d'une demande d'adhésion, destinées à des amis pour les encourager à devenir membres de l'amicale. Tous nos documents sont bilingues (français d'un côté, anglais de l'autre). Il a fallu déployer des efforts notables pour en arriver à ce point, mais nous espérons obtenir de bons résultats. Une augmentation du nombre de membres nous apporterait non seulement les fonds nécessaires pour aller de l'avant, mais aussi des nouvelles connaissances dont pourrait bénéficier note comité de travail. Le mardi 23 octobre dernier, un nombre largement représentatif du bureau de Montréal a assisté a un dîner-réunion du « Club Gaucho », qui se compose de membres de marque du Musée des beaux-arts de Montréal. Nous avons eu l'heureuse occasion de visionner les diapositives présentées par deux des convives, Bob Kaszanits et Guy Cogeval, au sujet de l'exposition qu'accueillera bientôt ce musée. La soirée a été organisée par un des membres de nos comités, Dr Sean Murphy, qui a présenté notre bureau à l'assistance. Plusieurs des personnes présentes se sont dites intéressées à devenir membres. |
intimidante. Ils y ont affecté leurs plus belles douanières et, la nature étant ce qu'elle est, un membre de notre groupe s'est dit fort déçu de ne pas avoir été fouillé!
En passant devant l'énorme château d'Ivan le Terrible, nous nous sommes rendus compte que nous venions d'entrer dans un pays où tout est plus grand et plus imposant. Nous avons senti la présence de Napoléon alors que nous sommes arrivés à Saint-Pétersbourg par la porte Narva, érigée par Alexandre 1er pour accueillir les soldats victorieux qui retournaient dans leur patrie après la défaite de Napoléon. D'autres symboles de cette victoire étaient également en vue : des bannières et des drapeaux capturés de l'armée napoléonienne sont suspendus dans la cathédrale de Kazan.
Saint-Pétersbourg est une ville qu'il faut voir pour le croire. La quantité d'énormes immeubles et palais construits en large partie dans les 150 ans suivant son établissement prête un aspect symétrique à la ville. L'Ermitage, qui formait à l'origine une petite partie des locaux de Catherine la Grande dans le palais d'Hiver, occupe maintenant la totalité du palais d'Hiver, ainsi que quatre autres palais.
Les histoires au sujet des Romanov ne cessent d'être intrigantes. Plusieurs de leurs portraits sont en montre dans le palais de Catherine et en les regardant, les histoires prennent de la réalité. De tous les Romanov, Catherine la Grande pose un énigme insoluble. Elle a contrôlé un immense empire où les alliances ne cessaient de changer; elle a instauré des réformes avant-gardistes; et elle avait la soif des belles choses qu'elle achetait par bateaux entiers. Avec tout cela, elle trouvait encore le temps de se livrer à de nombreuses aventures amoureuses! Nous sommes demeurés pensifs devant les tombes du dernier tsar et de sa famille, aménagées seulement en 1998 dans la cathédrale de Saint-Pierre-et-Saint-Paul (on n'a toujours pas réussi à identifier les os de deux membres de cette famille).
Si l'Ermitage est consacré à l'art européen, le Musée russe, lui, héberge principalement de l'art russe. Conscients du fait que nous savions très peu au sujet de l'art russe, nous étions fort heureux d'avoir l'occasion de voir une présentation si complète de l'art de classe mondiale de ce pays. Nous avons visité au moins une église par jour, souvent plus. Sous le régime soviétique, les églises servaient pour les concerts et pour y exposer de l'art, ou encore elles étaient fermées. Fait étonnant, une des églises avait été transformée en un musée de l'athéisme!
Nous sommes allés au Cirque et à l'Opéra; nous avons magasiné sur la perspective Nevski et visité des palais jusqu'a ce que la tête nous en tourne. Même s'il est impossible de raconter tout le détail de ce que nous en avons tiré, pour nous ce voyage a ouvert un rideau sur une partie énorme du monde, un empire, qui à son apogée sous le règne de Catherine la Grande, représentait un sixième de la terre émergée de la planète. Forts de cette inspiration, nous lisons tout ce que nous pouvons sur l'histoire incroyablement colorée de la Russie. Notre liste de livres recommandés :
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Nouvelles de la section d'Ottawa
280, rue Metcalfe, bureau 400, Ottawa,
ON K2P 1R7 Télé. 236-1116 ; Téléc.
233-5438
Courriel : friends@hermitagemuseum.ca
Dîner de la Journée de l'Ermitage
Le 30 novembre 2002
International Centre, Édifice H
Campus Woodroffe, Collège Algonquin
MENU
CANAPÉS : caviar de saumon sur blinis avec crème sure, petites brochettes d'oie, viande et fromage pelmeni, servis avec un verre de champagne
HORS-D'ŒUVRE : champignons à la crème, saumon mariné au sirop de bouleau, salade d'haricots verts et de noix de Grenoble
POTAGE : bouillon d'agneau avec grands-pères et garniture
SORBET : vodka au citron
| PLAT DE RÉSISTANCE : Coulibiac (saumon, épinards, riz et fenouil en croûte), servi avec un verre de vin blanc | OU |
PLAT DE RÉSISTANCE : Cerveni Jelen (cerf rouge) avec sauce aux grenades et galettes de pommes de terre, servi avec un verre de vin rouge |
Légumes : carottes au cumin et à l'orange, choux de Savoie sautés dans du bacon fumé et du riesling
DESSERT : gâteau au fromage et aux cerises sures
Coût : 50 $ par personne pour les membres; 60 $ par personne pour les non-membres
Heure : 18 h pour les canapés, la vente aux enchères par écrit et l'accueil; 19 h pour le dîner
Veuillez vous inscrire pour cette soirée spéciale le plus tôt possible. Les places se vendent vite (désolé, il est plein en date du 18 novembre, mais vous pourriez mettez votre nom sur la liste d'attente). Communiquer avec le siège social des Amis par téléphone au (613) 236-1116 ou au numéro sans frais 1-866-380-6945, ou par courriel à friends@hermitagemuseum.ca. Prière de faire votre chèque à l'ordre des Amis canadiens de l'Ermitage.
Les 16 et 23 novembre et les 7 et 14 décembre de 11 h 00 à 12 h 30 dans la pièce 156 de la Bibliothèque nationale : « Images », une série de quatre conférences conçue pour compléter l'exposition de chefs-d'œuvre modernes français intitulée L'invitation au voyage, qui a lieu à Toronto à la Art Gallery of Ontario du 12 octobre 2002 au 5 janvier 2003 et au Musée des beaux-arts de Montréal à compter du 31 janvier 2003.
Le 16 novembre : « Pourquoi Cézanne », par Rose-Ann Hoffenberg, guide-interprète au Musée des beaux-arts du Canada.
Le 23 novembre : « Le Symbolisme et son importance pour le mouvement Nabi », par Sylvia Lillie, guide-interprète au Musée des beaux-arts du Canada.
Le 7 décembre : « Paul Gauguin », par Rina Wright, guide-interprète au Musée des beaux-arts du Canada.
Le 14 décembre : « Pablo Picasso », par Nancy Richardson, guide-interprète au Musée des beaux-arts du Canada.
| Coût : | 35 $ pour la série (membres seulement)
10 $ pour une seule conférence (membres seulement) 15 $ pour une seule conférence (non-membres) 12 $ pour une seule conférence (Amis de la Bibliothèque nationale) |
Regard vers 2003 :
Mars -- conférence agrémentée d'un vidéo sur les souverains russes du XIXe siècle, présentée par Paul Francis, éminent historien de la localité.
Février/mars/avril -- voyages d'une journée à L'Invitation au voyage à Montréal.
Mai -- déjeuner de la Journée internationale des musées.
Septembre- voyages à Moscou et à l'Ermitage à Saint-Pétersbourg.
Nouvelles de nos Amis américains
Cet automne, les Amis américains du Musée de l'Ermitage présentent une série de quatre conférences sur des sujets se rapportant à l'Ermitage :
Il y aura également une conférence spéciale le 13
novembre sur l'art islamique qui sera donnée par le professeur Mikhail
Piotrovski.
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Nouvelles de la section de Toronto
50, rue Baldwin, Toronto (Ontario),
M5T 1L4 Télé. : 416-979-0932 ; téléc.
416-348-0438
courriel : cfh@lefca.com
L'ouverture de l'exposition de l'Ermitage, « Invitation au voyage » a fait les manchettes à Toronto en octobre. M. Mikhail Piotrovski, directeur de l'Ermitage, a passé un séjour fort occupé à Toronto. Beaucoup des Amis et des membres du Conseil d'administration de la Fondation l'ont rencontré ou entendu lors de divers événements : le discours qu'il a prononcé devant le Canadian Club le lundi, l'ouverture officielle de l'exposition au Musée des beaux-art de l'Ontario le mardi soir, l'ouverture pour les membres le mercredi, et la conférence qu'il a donnée plus tard ce soir-là sur le point de vue russe sur la question de savoir à qui appartient l'art. Le jeudi matin,
M. Piotrovski nous a fait faire une visite virtuelle de l'Ermitage sur grand écran, à l'occasion d'un petit déjeuner-réunion au Munk Centre for International Studies de l'University of Toronto.
Le lundi 18 novembre : gala de financement pour la Fondation canadienne du Musée de l'Ermitage
Soyez des nôtres à la réception et à la présentation spéciale du film « Russian Ark »
| Endroit : | Grande Theatre dans le Sheppard Centre (angle Nord-Est des rues Yonge et Sheppard) |
| Heure : | réception à 18 h 30; film à 19 h 15 |
| Coût : | 75 $ par personne |
« Russian Ark » est une représentation fascinante de l'histoire russe tournée en pas à pas au Musée de l'Ermitage. Ce film a récemment remporté le Prix Independent Channel Visions au Festival du film de Toronto.
Le mardi 3 décembre : Fêtez la Journée de l'Ermitage avec un buffet russe traditionnel dans une atmosphère de gaieté agrémentée d'un groupe de musiciens qui interprétera des airs russes.
Endroit : Badmington and Racket Club, avenue St. Clair Ouest,
Toronto
Heure : 18 h 30; 19 h pour le dîner
Les billets coûtent 65 $ chacun pour les membres et pour un invité par membre; les billets pour les personnes supplémentaires qui ne sont pas membres coûtent 75 $ par personne.
Menu du buffet de la Journée de l'Ermitage
| Hors-d'œuvre : | Pâté de canard en mousse Saumon mariné à la vodka avec fenouil Trempette au concombre et au yogourt Petites aubergines marinées avec poivrons Œufs farcis au hareng Salade de pommes de terre russe |
| Potage : | Potage aux pommes de terre, champignons sauvages et bacon |
| Plats de résistance : | Blinis avec caviar de lompe Bœuf Shashlik avec sauce aux oignions
Ragoût d'agneau et de légumes |
| Desserts : | Crêpes au fromage et aux cerises sures Mousse aux canneberges russes Fruits frais et fromages Omelette norvégienne Thé russe |
Prière de faire parvenir votre commande pour les billets et votre chèque par la poste à l'adresse suivante : Amis canadiens de l'Ermitage, 50, rue Baldwin, Toronto (Ontario) M5T 1L4.
La date limite pour la réception des commandes envoyées par la poste est le mercredi 27 novembre 2002.
Le mercredi 22 janvier :
Corey Keeble, conservateur de l'art et de la culture
occidentales au Musée royale de l'Ontario présentera une
conférence illustrée sur les trésors et les plaisirs de la
Russie le long de la rivière Volga.
Chaque lundi du 27 janvier au 3 mars :
Rick Phillips, animateur de l'émission radiophonique de la CBC,
« Sound Advice », et chargé de cours de
connaissance de la musique offrira une série de conférences qui
s'échelonnera sur six semaines. Les conférences aborderont la
musique russe, soit deux sur les symphonies, deux sur les ballets, une sur les
opéras et une sur les compositions pour piano. Les conférences
auront lieu de 19 h à 21 h au Royal Conservatory of
Music, situé au 273, rue Bloor Ouest.
Coût : 100 $ pour la série complète de six
conférences
Février 2003 :
Un professeur du Centre for Eastern European Studies fera une conférence
sur l'histoire des tsars à Saint-Pétersbourg. On renseignera les
membres de Toronto sur la date et l'endroit sous peu.
Le 24 mars 2003 :
L'orchestre de Kirov et le chef d'orchestre Valery Gergiev seront de retour au
Roy Thompson Hall. Nous avons fait le nécessaire pour obtenir des
billets a prix spécial afin de permettre à nos membres d'assister
à ce concert très couru. Les détails et les bons de
commande seront envoyés aux Amis qui habitent à Toronto.
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La Fondation canadienne du Musée de l'Ermitage
Visite de la Russie du 7 au 17 juin 2002
Devant le palais Peterhof, Saint-Pétersbourg
De gauche à droite : Fred Valentine, Bill Humphries, Rennie Humphries, Joe Frieberg, Grant Reuber, Bob Kaszanits, Sherrill Owen, Rosemary Barclay, Lorne Barclay, Phyllis Frieberg, Tom Beck, Anna Dan, Leslie Dan. Au premier rang : Al Green, Katie Valentine, Mancy Macrae, Malka Green, John Edwards, Bill Macrae, Simmie Antflick, Andrew Himmel
Concert de la gala du 20e anniversaire
L'Académie de l'Orchestre des jeunes d'Ottawa entame sa 21ème année d'exploitation sous la direction de son fondateur, John Gomez, directeur musical. Nous vous invitons à assister au concert de gala qui aura lieu le 7 décembre 2002 à 19 h 30 au Centrepointe Theatre. L'élément central de cet événement sera un concert présenté par l'Orchestre avec John Gomez comme chef d'orchestre.
Des œuvres de trois compositeurs russes, ainsi que la première représentation de Jim Watson d'Ottawa en tant que narrateur de « Pierre et le Loup » de Prokofiev, sont au programme.
Votre billet vous permettra également d'assister à des représentations avant le concert qui seront faites par certains des ensembles de l'Académie, à une réception après le concert et à une foule d'autres activités dirigées par l'animatrice Suzanne Pinel.
Télé. : (613) 860-0378
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